Nos comportements évoluent… 1ère partie - Social Digital Marketing Blog

Nos comportements évoluent… 1ère partie

Depuis quelques années, nos comportements évoluent vers plusieurs dominantes dont deux majeures:

  1. Le rapport au temps
  2. Le rapport à la consommation

Le rapport au temps

La contrainte relative au temps est devenue pour chacun de nous une préoccupation majeure.

A juste titre, le temps s’inscrit comme l’un des plus grands défis proposé à l’Homme contemporain. Combien de fois, n’avons-nous pas évoquer de manière permanente et itérative “le manque de temps” ?.

En effet, plus le temps libre augmente et plus le sentiment d’en manquer progresse, se généralise et se renforce. Ce phénomène impacte fortement habitudes et comportements.

Gérer son temps pour mieux en profiter apparaît comme l’une de nos principales aspirations. C’est pourquoi, tous les produits ou services « intelligents », capables d’apporter du « sens » sont recherchés et privilégiés par les ménages.

Les nouveaux produits ou services

Nous passons beaucoup de temps à pratiquer des activités contraignantes ( travail, transport, courses, tâches ménagères, éducation des enfants…). 51% des français reconnaissent manquer de temps. Pourtant, les 35 heures ont mis plus de temps à la disposition des gens.

Paradoxalement, la réduction du temps de travail a contribué à l’augmentation du stress au lieu de le diminuer, car nous sommes appelés à faire plus de choses dans un planning de plus en plus ramassé. Cette situation risque de s’amplifier. D’où l’aspiration de beaucoup à faire une « pause », à ralentir, à s’orienter vers des rythmes moins soutenus.

En résumé, accorder plus de place au « temps personnel », au « temps choisi »…

Favoriser ces temps pour accorder plus de place à la famille, à la maison, aux amis, aux voyages, aux loisirs, à la spiritualité… ou à la vie associative.

Des produits qui font gagner du temps

Le consommateur est à la recherche de produits qui ont la faculté de lui faire gagner du temps.

Courses sur Internet et livraison à domicile, réservations sans bouger de chez soi ( cinéma, places de spectacle, train, hôtels, voire des séjours complets…), impression de billet SNCF, achat de musique en ligne, vidéo à la demande, développement de photos, rencontre de l’âme sœur ; autant de réponses aux attentes critiques du consommateur.

Combien de produits de grande consommation ont trouvé leur place dans nos caddies parce que précisément ils apportaient des solutions concrètes et des bénéfices avérés
( lingettes multi-usage, lessives liquides en sachets hydrosoluble…).

La suite du film est déjà écrite : Les vainqueurs seront les entreprises qui auront devancé ces signes précurseurs.

Des produits plaisir

Pour atténuer les contraintes extérieures, beaucoup recherchent résolument l’achat de produits plaisir, ceux qui apportent un supplément de « bien-être ».

L’engouement à l’égard des produits technologiques (écrans plats, lecteurs MP3, lecteurs-enregistreurs de DVD, appareils photo et caméscopes numériques, ordinateurs portables…) constituent un signe fort de cette tendance. Même la crise actuelle, est bien incapable de modifier ce cours…

A l’opposé de ces « produits vedettes », le consommateur prend de plus en plus de distance à l’égard des produits alimentaires de base. La part de l’alimentaire dans la structure des dépenses d’un ménage se rétrécit de manière inexorable. Entre la « consommation choisie » et la « consommation contrainte », le consommateur semble avoir fait son choix.

Cette évolution profite au hard-discount, apparaissant comme le plus grand bénéficiaire de cette redistribution des parts de marché entre les différents circuits de distribution.

L’enquête réalisé par le CREDOC en juin 2005, confirme l’importance du facteur prix dans le choix des ces magasins.

Plus marquant encore est la place occupée par les marques de distributeur dans les volumes de ventes des grandes enseignes de distribution ( Auchan, Carrefour, Leclerc…).

Pourquoi acheter un yaourt de marque (plus cher), quand le consommateur juge que l’écart de qualité entre ces produits et ceux de la grande distribution ne se justifie plus en terme de prix. Ainsi, le prix est devenu entre les mains du consommateur une véritable variable d’ajustement dans l’équilibre des dépenses d’un ménage.

Devant la richesse de l’offre en matière de produits plaisir, et le périmètre des budgets disponibles, le consommateur sacrifie d’abord le panier alimentaire. L’arrivée de l’Euro, la quasi stagnation des salaires, la pression fiscale de plus en plus prégnante, donnent au consommateur le sentiment que son pouvoir d’achat baisse.

Des règles d’arbitrage s’installent…

A l’avenir, pour convaincre le consommateur, les entreprises devront accorder plus d’importance aux produits « facilitateur », aux produits porteurs de bénéfices réels. A défaut de comprendre ces évolutions critiques, beaucoup d’entreprises pourraient être balayées et faire place nette à des concurrents plus réactifs,…

Kamel LEFAFTA

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